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mardi 24 février 2015

Postergeist sur Pc

En 1984, Ken Webster vivait avec sa petite amie Debbie, à Meadow Cottage, une petite maison du village de Dodleston, à côté de la ville de Chester, dans le Royaume-Uni. A l'époque, le couple partageait la bâtisse de deux étages avec Nicola, une amie d'université de Ken, et son chat. Leur vie était alors heureuse et plutôt insouciante; ils ne savaient pas encore que leur quotidien allait être bouleversé par une série de phénomènes étranges.



Tout commença à l'automne de cette même année, quand la cuisine de la maisonnette devint le théâtre d'une série de phénomènes poltergeist. C'est Nicola qui fut témoin du premier incident. Elle remarqua, en haut du mur qui séparait la cuisine de la salle de bains, des traces semblables à des traces de pas. «Quelqu'un a marché là-haut?» demanda-t-elle amusée à la cantonade. Ken s'approcha à son tour et constata: «C'est vrai que ça ressemble â des empreintes de pied», répondit-il.

Autant par jeu que par conviction, ils comparèrent les semelles des chaussures de tous les occupants de la maison avec les empreintes du plafond, chacun espérant confondre le farceur. Mais comme aucun dessin ne correspondait aux empreintes, ils prirent le parti d'en rire, supposant qu'elles avaient été faites par un occupant antérieur. La maison étant en cours de rénovation, les traces furent rapidement recouvertes de peinture. Mais le lendemain matin, Ken fut stupéfait de découvrir une nouvelle série d'empreintes provenant visiblement de la même paire de chaussures, mais orientées différemment. Il décida de repasser immédiatement une nouvelle couche de peinture sur les traces du tenace promeneur. Après cette seconde couche, les empreintes ne réapparurent pas, mais l'incident avait suffi à effrayer Ken, Debbie et Nicola. Ils évitèrent dès lors de descendre seuls pendant la nuit.

Quelques jours plus tard, d'autres incidents inexplicables se produisirent. Ils retrouvèrent par exemple une dizaine de boites d'aliments pour chat soigneusement empilées en forme de pyramide. Une autre fois, ce furent deux bouteilles de limonade, un paquet de croquettes pour chat et plusieurs rouleaux de papier absorbant qu'on retrouva réunis en un équilibre précaire.

Un compréhensible sentiment de malaise commença à envahir la maison et ses occupants. Habituellement laxistes et peu habitués à se barricader, ils prirent l'habitude de garder les fenêtres fermées et de vérifier soigneusement tous les verrous avant d'aller se coucher. Peut-être pour se rassurer, ils s'efforçaient de se persuader que quelqu'un s'amusait à leur jouer un mauvais tour.

Quelques jours plus tard, pour finir un travail en cours, Ken revint à la maison avec un ordinateur qu'il avait emprunté à l'école où il enseignait. Le soir, Debbie et Nicola proposèrent à brûle-pourpoint de sortir pour boire un verre. Ken, enthousiaste, emboîta le pas aux deux femmes en laissant l'ordinateur allumé dans la cuisine. A leur retour, lorsqu'il se remit au travail, le professeur s'aperçut que l'écran affichait un nouveau fichier qui n'était pas là auparavant. Intrigué, il l'ouvrit et un poème écrit avec des majuscules insérées de façon aléatoire apparut:

«Ken Deb nIc,
Les CAUCHEmars DE qUelqu'un qui a PEUr sont Réels les CORPS Du Monde dU Silence Sont En sécurité.»

Le reste du poème était de la même veine sibylline et vaguement menaçante. Ken sentit un frisson d'angoisse lui parcourir l'échine. D'où pouvait bien venir ce message? Comme il le fit remarquer plus tard: «L'ordinateur était un BBC modèle B de 1984. Il n'y avait pas encore de réseau, de modem, et encore moins d'Internet.» Le trio décida d'attribuer le poème à un ami qui leur aurait joué un tour.

Après que l'ordinateur fut rendu à l'école, les phénomènes de poltergeist reprirent de plus belle dans la maison. Ses occupants trouvaient de temps en temps des objets empilés les uns sur les autres et remarquèrent même des signes tracés à la craie sur le mur en briques de la cuisine. Ken dut emprunter à nouveau un ordinateur en février 1985 pour terminer sa thèse. Un soir, alors qu'ils avaient décidé d'aller au cinéma, Ken ne put résister à la tentation de laisser l'ordinateur allumé pendant leur absence. Son attente ne fut pas déçue: à leur retour, l'écran affichait un nouveau message.


Cette fois-ci, le message était formulé en anglais archaïque. C'est en style élisabéthain du XVI siècle qu'il évoquait la vie de Ken et Debbie à Meadow Cottage. Il était notamment écrit: « Les travaux ont été quelque peu perturbants car elles m'ont souvent dérangé dans mon sommeil. Vous êtes néanmoins un homme de valeur vivant avec une femme fantasque, mais vous vivez dans MA maison... » Comme le fit remarquer Peter Trinder, professeur d'ancien anglais et collègue de Ken Webster, le message était littérairement correct mais le ton général était manifestement menaçant. Le trio estima que la «plaisanterie» commençait à mal tourner.

Ken et les deux femmes décidèrent alors de vérifier une fois pour toutes s'il s'agissait d'un canular. Le professeur emprunta donc une nouvelle fois l'ordinateur de son université avec la ferme intention de confondre le plaisantin. Après avoir vérifié qu'il n'y avait rien de chargé sur le disque dur et que toutes les issues de la maison étaient closes, ils sortirent en laissant l'ordinateur allumé dans la cuisine, comme les fois précédentes.

À leur retour, un nouveau message était à l'écran, dans le même style archaïque et excentrique. Après toutes les précautions qu'ils avaient prises, l'hypothèse du canular semblait donc définitivement tomber à l'eau. Admettant que les messages étaient peut-être authentiques, et sur le conseil d'un ami, Ken prit le parti d'y répondre. Il reçut à son tour une réponse et ce fut alors le début d'une correspondance sérieuse. Il apprit ainsi que le «fantôme» s'appelait Tomas Harden (quoiqu'il écrivît la plupart du temps sous le pseudonyme de Lukas Weinman). Il apprit aussi que Meadow Cottage était situé très exactement à l'emplacement de la ferme où Tomas avait vécu au XVi siècle. L'impalpable correspondant était un homme cultivé qui avait eu la chance d'étudier au Brasenose College d'Oxford. Passionné par les ouvrages de l'humaniste Erasme (1466-1536), il affirmait même l'avoir un peu connu. A la lecture de ces textes, Ken eut le sentiment, sans qu'il puisse le prouver, que son visiteur du passé gravait ses messages sur l'ordinateur par la pensée.

Visiblement bridé par le cadre étroit de l'écran informatique, Tomas laissa aussi son nom sur un mur et écrivit certains messages sur du papier. Il disait qu'il lui arrivait d'observer avec plaisir Ken et Debbie vivre au quotidien. C'était comme si les années 1980 et les années 1540 se télescopaient par instants en un point névralgique: l'ordinateur. Ken en vint même à avoir la conviction que ces messages ne provenaient pas d'un mort, mais qu'ils traversaient plutôt le temps comme si Thomas était bel et bien vivant, mais à une autre époque.

Pendant que Ken et Debbie maintenaient le contact avec leur visiteur invisible et intemporel, Peter Trinder se mit en devoir d'analyser le langage utilisé par Tomas. S'aidant du English Oxford Dictionary pour dater la formulation des phrases, il découvrit que les messages étaient très probablement de la période élisabéthaine.

Parallèlement aux communications émanant du passé, Ken reçut aussi tout à coup une série de messages mystérieux soi-disant en provenance de l'année 2109. Ces messages sibyllins étaient souvent menaçants. Les « correspondants «, qui disaient faire des expériences sur le temps, affirmaient avoir ouvert un « Plan Vertical» à travers les âges, qui avait permis à Tomas d'entrer en contact avec Ken. Mais les « correspondants » de 2109 restaient toujours dans le flou quand il s'agissait de décrire la nature exacte de leurs expériences. Ils se vantaient de leurs connaissances scientifiques supérieures, mais ne répondirent jamais directement aux questions.

Désirant se persuader à nouveau qu'il ne pouvait pas s'agir d'un canular, Ken contacta la SPR (Society for Psychical Research), fameux laboratoire de recherche en parapsychologie, pour qu'elle élucide le cas. Les chercheurs délégués sur place déclarèrent que les contacts avec des » correspondants » de l'an 2109 étaient vraiment surprenants.

Ils élaborèrent donc sur l'ordinateur trônant maintenant sur la table de la cuisine de Meadow Cottage, une série de questions à l'attention des mystérieux épistoliers. Ni Ken ni Debbie ne furent autorisés à voir ces questions. Un fichier unique arriva. Son contenu ne répondait pas aux questions directement mais sous-entendait qu'elles avaient bien été lues. Ceci avait au moins le mérite d'écarter définitivement la possibilité que Ken et Debbie soient les auteurs potentiels de la mystification: n'ayant pas vu les questions posées, ils ne pouvaient pas y faire allusion dans les réponses...

Vers le mois d'avril 1986, Tomas annonça via l'ordinateur qu'il allait interrompre la communication avec le XX siècle. Les gens de 2109 annoncèrent pratiquement au même moment qu'ils allaient également couper le contact,

leurs expériences sur le temps arrivant probablement à leur terme. Ces deux années de phénomènes poltergeist et de communications étranges laissèrent Ken et Debbie éreintés. Même s'ils s'étaient attachés à Tomas Harden, ils étaient contents que tout soit fini.

Que s'était-il donc passé? Malgré l'expérience des questions cachées, les enquêteurs de la SPR étaient officieusement persuadés qu'il s'agissait d'un canular, mais ne produisirent jamais de rapport officiel en ce sens. Quelque temps plus tard, la BBC présenta l'affaire dans l'émission Out of this World, diffusée au cours de l'été 1996. Au cours du reportage, un des journalistes demanda à Laura Wright, une linguiste du Lucy Cavendish College de Cambridge, de faire une comparaison linguistique, sémiologique et stylistique des textes de Tomas Harden et de ceux de Ken Webster. La spécialiste accepta de se prêter au test et sélectionna des extraits tirés du livre de Ken Webster qui relate son expérience, The Vertical Plane (Le Plan vertical, paru en 1989) pour les comparer.

Les conclusions de Laura révélèrent des similitudes entre les deux écrits; ce qui pouvait laisser entendre qu'ils avaient été rédigés par une seule et même personne, à savoir Ken Webster. Mais l'interview fut amputée de la fin de l'analyse de la linguiste où elle affirmait qu'on ne pouvait néanmoins tirer aucune conclusion définitive de son analyse extrêmement sommaire.

Il s'est vraiment passé quelque chose de bizarre à Meadow Cottage. Les nombreux témoins qui ont assisté à la fois à la correspondance par ordinateur et aux phénomènes poltergeist en sont en tout cas convaincus. Reste à savoir où a bien pu partir Tomas Harden et s'il reviendra un jour.

lundi 19 janvier 2015

Le Mystérieux Pont Des Chiens Suicidaires

Le Mystérieux Pont Des Chiens Suicidaires
Sur un pont Écossais règne le calme et la sérénité mais pourtant, plus personne n’ose y promener son chien. L’endroit fait peur et plus de 50 chiens y ont déjà trouvé la mort toujours de la même manière, toujours au même endroit et nous ne savons toujours pas pourquoi. Une atmosphère paisible dégage du manoir Overtoun à l’est de l’Ecosse, mais à quelques mètres de là, sur un pont construit à la fin du 19ème siècle, se produit un phénomène déroutant qui intrigue jusqu’à l’autre bout du monde. L’effervescence médiatique est à la hauteur de l’énigme. Depuis les années 50 de nombreux chiens changent brutalement de comportement en traversant se pont et se jettent dans le vide. Les propriétaires des chiens sont encore aujourd’hui sous le choc.
Le Mystérieux Pont Des Chiens SuicidairesLe Mystérieux Pont Des Chiens Suicidaires
Le Mystérieux Pont Des Chiens Suicidaires
Le pont d’Overtoun a déjà fait plus de 50 victimes

Et la situation empire, cinq chiens sont morts ces 6 derniers mois. Au total, plus de cinquante chiens se sont jetés du pont. Le plus étrange, certains ont miraculeusement survécu mais sont revenus sur place et ont ressauté à nouveau. Ce phénomène déconcertant a laissé penser qu’ils viendraient à Overtoun Bridge pour se suicider. Mais alors comment expliquer un tel comportement ? Seuls les chiens sont touchés, ils sautent toujours par temps clair et toujours sur le côté droit du pont, comme si quelque chose les attirait ou les effrayait. Nous savons que les chiens peuvent répondre à des sons que les humains n’entendent pas. Des spécialistes en acoustique sont venus étudier le lieu mais n’ont rien décelé d’anormal. Des comportementalistes ont alors évoqué la présence éventuelle de souris, d’écueils ou de visons qui dégagerait depuis la rivière une odeur particulièrement attirante. Mais curieusement ont ne retrouvé ce phénomène qu’à Overtoun Bridge, un endroit qui a connu d’autres évènements inexpliqués. Avant que le pont existe, la mythologie Celte évoque ce lieu comme une brèche entre le monde terrestre et celui de l’au-delà. Aujourd’hui encore personne ne sait pourquoi le destin de ces chiens bascule tragiquement à l’issu de ce qui n’était qu’une banale promenade de santé.

jeudi 15 janvier 2015

la maison qui saigne St-Quentin

la maison qui saigne St-Quentin
Cette histoire s’est déroulée à Saint-Quentin, ville de 60 000 habitants située dans l’Aisne. Une maison située dans le quartier de Rémicourt, rue des canonniers fut la source de nombreux problèmes pour ses habitants.

Un mois après leur emménagement, ils entendirent des bruits bizarres venant du rez de chaussée. Bruits de casseroles, d’autres comme une craie qui grince sur un tableau, gémissements semblables aux cris d'hommes agonisants. Evidemment, au début, ils ne s'inquiétèrent pas trop, pensant qu'il s'agissait des voisins…

Jusqu'au jour où, la femme trouva un liquide rouge sur le mur de la cuisine. A ce moment la, la panique commença a venir, elle alerta son mari, qui lui ne s'inquiéta pas et répondit : "ça doit être un effet de peinture qui ressort " . En effet en arrivant dans la maison , la peinture avait été mise sur les murs et il pouvait sembler que celle-ci commençait à transparaître.

Au fur et à mesure, des taches apparaissant un peu partout dans la maison, la femme n'osant plus dormir, le couple se décida d'appeler la gendarmerie afin de lever le doute sur une possible mauvaise plaisanterie.

Les gendarmes prirent un échantillon du liquide, et il s'est avéra qu'il s’agissait de sang humain. La famille habitant avant le couple victime fut interrogé (cette famille avait fait construire la maison). Cette famille, les Pironet, affirma que jamais rien de tel ne s’était produit dans le passé.
la maison qui saigne St-Quentin
Un an plus tard, cette maison passa sur la première chaîne française dans l'émission mystères et les Pironet décidèrent alors de révéler la vérité sur ce qui s'était passé. En fait, il se produisait les mêmes choses et comme ils voulaient vendre la maison, ils décidèrent alors de tout repeindre et…. réussirent à la vendre au couple… et ne dirent rien sur le phénomène.

La gendarmerie interpellée par cette affaire se demanda s’il s’agissait d’une farce ou d’une supercherie. Donc ils ont mirent de la farine sur le sol de la maison et mirent sous scellés la maison pendant une semaine afin que personne ne puisse rentrer.

Après 7 jours, ils démirent les scellés et rentrèrent dans la maison. Rien n'avait bougé mais… les murs étaient pleins de sang. Dès lors le couple loua un appartement et fit venir un prêtre qui dit qu’il s’agissait de l'œuvre du diable. Supposant que les lieux étaient hantés, le prêtre béni les lieux et le couple retourna vivre dans la maison. Le phénomène se poursuivit. Finalement la maison fut mise en vente une nouvelle fois et ils partirent vivre à Amiens dans la somme.

Apres une dernière tentative infructueuse de revendre la maison, cette dernière fut démolie afin de mettre fin a cet inexplicable cauchemar. Lors de la construction de la nouvelle maison, une chose étonnante se produisit : une cinquantaine de corps de soldats allemands de la première guerre mondiale fut découvert.

Il est probable que cela ait un rapport mais cela restera à jamais inexpliqué…

Amityville: la célèbre maison hanté

Amityville: la célèbre maison hanté
La nuit du 13 novembre 1974, le commissariat du Comté de Suffolk reçut un appel en provenance de la communauté d'Amityville (Long Island) non loin de New-York (Etats-Unis). Un spectacle d'horreur attendait les policiers dans la maison de style colonial du 112 Ocean Avenue : six membres d'une même famille avaient été massacrés dans leur lit à coups de fusil.
L'auteur du crime Ronald DeFeo Junior passa rapidement aux aveux. Il déclara avoir tué son père, sa mère et ses quatre frères et sœurs après avoir entendu des ‘voix’ émanant des profondeurs de la maison, qui l'auraient envoûté et obligé à commettre ce carnage. N’ayant pas convaincu les jurés du bien fondé de ses dires, DeFeo est inculpé d'homicide sous six chefs d'accusation et condamné à vingt-cinq ans de prison pour chacun d'entre eux.
Après cet épisode sanglant, la grande maison d'Océan Avenue est mise en vente à un prix dérisoire.
Amityville: la célèbre maison hanté
La nuit du 13 novembre 1974, le commissariat du Comté de Suffolk reçut un appel en provenance de la communauté d'Amityville (Long Island) non loin de New-York (Etats-Unis). Un spectacle d'horreur attendait les policiers dans la maison de style colonial du 112 Ocean Avenue : six membres d'une même famille avaient été massacrés dans leur lit à coups de fusil.
L'auteur du crime Ronald DeFeo Junior passa rapidement aux aveux. Il déclara avoir tué son père, sa mère et ses quatre frères et sœurs après avoir entendu des ‘voix’ émanant des profondeurs de la maison, qui l'auraient envoûté et obligé à commettre ce carnage. N’ayant pas convaincu les jurés du bien fondé de ses dires, DeFeo est inculpé d'homicide sous six chefs d'accusation et condamné à vingt-cinq ans de prison pour chacun d'entre eux.
Après cet épisode sanglant, la grande maison d'Océan Avenue est mise en vente à un prix dérisoire. plus graves encore ne se produisent. Un lion de céramique de plus de 1 mètre de haut se mit à bouger tout seul. On trouva des empreintes de sabots fourchus dans la neige tout autour de la maison. Les traces menaient tout droit à la porte du garage qui avait été arrachée de ses gonds, une prouesse qui aurait nécessité 'une force au-delà de celle d'un être humain'.
Les Lutz arrivèrent rapidement à la conclusion que la 'maison de leurs rêves' était en fait un endroit cauchemardesque hanté par des démons maléfiques. Kathy Lutz fut la première à être véritablement terrorisée par les entités qui hantaient la maison. Des bras invisibles l'enlaçaient ; des êtres tentaient de la posséder. 'Toute fuite était impossible... elle avait l'impression qu'elle allait mourir.' Plus tard des marques rouges très douloureuses apparurent sur sa peau, comme si elle avait été frappée à coup de tisonnier brûlant.
A la même période, George Lutz vécut à son tour des événements étranges. Il entendit une fanfare défiler dans la maison avec le bruit des bottes et le son d'instruments à vent. Il ne vit rien mais retrouva les tables, les fauteuils et le canapé poussés contre les murs du salon, comme pour laisser le passage à la cohorte endiablée. Les Lutz affirment qu'ils eurent plusieurs fois la visite d'êtres démoniaques. Ces entités se manifestaient sous des formes très variées : 'immense silhouette encapuchonnée de blanc', 'démon cornu' ou encore 'cochon diabolique' avec 'deux yeux ardents'.
Puis l'événement le plus extraordinaire eut lieu une nuit de début janvier. Cette nuit-là George n'arrivait pas à trouver le sommeil... après avoir décidé de sortir pour boire un verre, il se tourna vers sa femme pour la prévenir. A sa grande stupéfaction, elle ne se trouvait plus à ses côtés ; il leva les yeux : elle lévitait dans les airs ! Plus horrible encore : lorsqu'il la tira par la manche pour la faire redescendre dans son lit, elle se rida et prit un instant l'apparence d'une vieille femme hideuse.

C'en était trop pour les Lutz. Ils quittèrent la maison le 14 janvier 1976.
Amityville: la célèbre maison hanté
Petit complément d’enquête : Amityville, simple escroquerie ?

Selon certains enquêteurs, Georges Lutz aurait tout mis lui-même sur pied pour remédier à des difficultés tant personnelles que financières.
Marié deux fois Lutz aurait eu des problèmes après la faillite de son premier mariage. Il aurait suivi une thérapie de groupe mais sans succès et se serait alors tourné vers la méditation transcendantale. Son second mariage avec Kathy lui avait permis de s’en sortir dans un premier temps mais à nouveau des problèmes surgirent notamment avec deux de ses enfants.
Lutz faisait également face à des problèmes financiers. Sa société était en difficulté et l’état lui réclamait de l’argent. Plutôt que d’économiser, Georges Lutz décida d’acheter la maison d’Amithyville largement au-dessus de ses moyens. Une fois installé, il plongea dans la neurasthénie. Il n’alla plus travailler.
L’histoire selon laquelle la maison d’Amityville serait hantée par des forces maléfiques ne serait donc qu’une énorme supercherie savamment orchestrée par Georges Lutz pour se sortir de ses difficultés financières.